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 Les "chat-room"

21/11/2008

 

Des accros du net, l’accro aux « chat-room » est, avec le fana de jeux, le plus drogué.

 

C’est à croire que la majorité des internautes se rue sur ces « chat-room » (ou salons de discussion)

 

 

 

La fâcheuse tendance à se précipiter vers le PC, en pratiquant des « extensions-flexions » des doigts en prévision des heures à passer devant l’écran, s’amplifie au fil du temps. 

 

 

Du reste, il n’y a qu’à voir les doigts spécifiques des « chatteurs » pour comprendre pourquoi le commerce  de claviers ne connaît pas de crise.

 

 

 

 

Nous passerons, au fil des sujets, tous les types de  personnalités qui s’y croisent, en revue ; mais d’ores et déjà nous pouvons relever les caractères qui percent de façon plus significative.

 

 

-          le jeune surfer au look décontracté

 

 

 

 

-          le cynique

 

 

 

 

-          le macho, qui ne supporte pas la moindre résistance féminine à son charme

 

 

 

et qui ne perd pas une occasion de se moquer des filles.

 

 

 

 

 

-          le complexé, plus à l’aise devant l’écran que de visu, qui cherche l’amour avec un « grand A »

      

et qui ne trouve que l'amour sur un "gros tas"

 

 

             

 

                                                                                                                                                                                            

-          le pétochard,  affolé à l’idée de récolter une maladie, donc plus à l’aise dans la pratique du cybersexe

 

 

 

 

 

-          la décatie,  proclamant, à la cantonade, qu’elle n’est qu’une vieille pauvre femme perdue dans le chat-room,

 

 

     dans le secret espoir qu’on lui demandera « des preuves ! » ;  et qui en profite, mine de rien, pour se déloquer devant la web cam, au risque de devenir l’explication partielle à l’homosexualité masculine

 

 

 

 

-          le « crève-la-nique » notoire, chasseur de gallinettes cendrées dans le réel,

 

 

      transformé en chasseur virtuel de dindes de salons

 

 

 

 

 

-          le frustré domestique,

 

     

     

qui profite de  ce que bobonne a le dos tourné pour faire le beau

 

 

 

 

-          le noctambule, qui se couche de plus en plus tôt … le matin

 

 

 

 

-          la sylphide, mince et belle sur le net, mais cependant ruineuse dès lors qu’il faut lui offrir de la lingerie à sa taille

 

 

 

       (il est vrai que la position assise durant des heures n’améliore pas la silhouette)

 

 

 

 

 

-          la niaise de sacristie, à laquelle on ferait « gober » n’importe quoi

 

 

 

 

 

-          l’observateur, réjoui de brocarder machos et coquettes, pour en retirer la substantifique moelle de leurs âneries.

 

 

 

 

 

 

 

Evidemment, l’ambiance n’est pas toujours au beau fixe  et des propos acides fusent parfois au milieu de banalités affligeantes.

 

 

 

Les « prises de bec » et pugilats  ne sont pas rares.

 

 

 

 

 

 

Parfois quelques coqs de combat s’associent pour en « démolir » un d’entre eux, mais en prenant garde qu’il soit seul, surtout.

 

 

 

 

On les voit en photo, ces coqs qui se prennent pour Terminator sur ergots,  …et on se demande s’ils sont voûtés de nature ou s’ils portent un sac tyrolien.

 

 

 

 

Au dessus de tout ce petit monde il y a toujours un ou plusieurs surveillants, appelés Chef, Opérateur de salon, Animateur ou Guide, selon le fournisseur d’accès.

 

 

 

Quelle que soit leur appellation, ils sont toujours sélectionnés selon leurs compétences.

 

 

 

 

 

Et ils voient tout !

 

 

 

 

 

En plus, il y a des régions où ils nichent…. Non ?

 

 

 

 

 

 

Ils ont toujours leurs affidés, crétins radieux, qu’ils maintiennent avec résolution dans l’état de fayots zélés.

 

 

 

 

 

Et font taire les participants aux propos judicieux.

 

                    

 

 

 

 

 

Puis, il y a ceux qui ne sortent que quand ça barde un peu… histoire de se distraire.

 

 

 

 

 

 

 

 

Toutefois, les chat-room ont un avantage : on n’y voit pas ceux qui sont devant leur écran. C'est mieux, parfois....

 

 

 

 

 

 

Laissons ces messieurs rêver de leurs interlocutrices des salons de discussions….

 

 

Ils voient en toutes ces dames,

 

une beauté de « l’ile Maurice »

 

 

 

Sans se douter que derrière leur écran ils ont l’employée de la charcuterie de

 

 

« Chez Maurice à Lille »...

 

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Commentaires

Club Onanis, le 22-11-2008 à 04:02:53 dit :

Je vais vous interpreter je suis seul ce soir

Moi qui revait de l ile Maurice j ai bien l impression que sur le plus grand chat du monde en effet il y a plus de "maurice" et de mauricettes que de Mauriciennes Mais bon l immaginations aidant on peut oublier le club des cetacés que meme green peace refuse de remettre a l eau  les specimens echoués . en laissant de coté toutes ces dames et leurs freres Sumo oupsssss jumeaux ......On peut peut etre carresser l espoir (mais juste l espoir hein !!) de dialoguer avec une sirene. Quand au niveau culturel il me semble helas qu il est reduit a peau de chagrin Alors je decide en mon ame et conscience de garder mon chagrin et de laisser leur peau ...... LOL  Je rajoute que sur le plus grand tchat du monde on constate que chacun n est pas victime de solitude Ben non ne revez pas !!!!!! La solitude c est chez les autres voyons !!! Les tites memes des salon d age mur sont le vivier des femmes (et hommes) epanouies qui viennent juste pour ........ rire N essayons pas d avoir un rancard chacun est marie ou accompagné jusqu au dents;;;; c est quand meme beau de se la jouer hein? Je me demande s ils ne sont pas les descendants directs de maitre cornille Le fameux meunier d alphonse daudet dont le moulin tournait a vide avec des livraisons de sacs de platre pour donner le change.........

 coquinet, le 22-11-2008 à 13:23:25 :

Commentaire sans titre

Oui, il est bien vrai que beaucoup clament, haut et fort, qu'ils ont une vie en dehors du Net, mais on se demande où et quand, et surtout avec qui, quand on les voit "tchatter"  des journées entières.

En ce qui concerne les rencontres, personne n'est là pour rencontrer  quelqu'un, mais "si des fois on rencontrait quelqu'un..."

Enfin, il y eut une époque où le vélo a fait que les hommes allaient dans les bals des villages voisins afin d'y trouver une fiancée ; et ça a diminué considérablement le nombre d'idiots du village.

On aurait pu espérer que le contact de gens "évolués" aiderait certains adeptes des salons de discussion à évoluer à leur tour.

Hélas, il n'en est rien : ils se cramponnent solidement à leur inculture crasse en répondant "je suis comme ça et je changerai pas".

 

Les idiots du vilage reviennent en force !

Socrates, le 22-11-2008 à 13:54:58 dit :

Pkpoi tchatter?

Il faut bien comprendre que pour beaucoup le tchat dans des salons est une manière de compenser un manque, une souffrance, une solitude qui est une des plaies de notre société.

Le tchat remplace alors l'analyste et d'autant plus que l'on parle à des inconnus dont on ignore tout.Dans une analyse nombreux sont ceux qui demeurent des minutes sans parler, on devrait utiliser le terme d'extérioriser, car il y a un homme ou une femme qui vont réceptionner ce qu'on a à dire et puis quand l'obstacle est levé, quand l'inhibition se dilue, alors la parole devient libératoire et très souvent c'est l'analyste qui stoppe le flot de mots dont tous ont un sens et qui va permettre d'engager une vraie thérapie qui s'articulera autour de milliers de ces mots.

Dans les tchats il n'y a plus d'analyste, il n'y a même aucune personne physique et le flot des mots relayés par les écrits est sans retenue.On extériorise sans souvent s'en rendre même compte mais les mots les plus importants ne sont analysés par personne et c'est pkoi ces tchats laissent souvent un goût amer et c'est aussi la raison pour laquelle on ne s'arrête jamais, pkoi on en a toujours de plus de bien.

Le Net est un gigantesque creuset dans lequel se déversent des dizaines, des centaines de milliers de souffrances qui durant un moment, mais un moment seulement, fera du bien mais ce bien est précaire et c'est bien pkoi on revient et on  revient encore comme une drogue qui oxygène des vies en souffrance.

Le Net aura toujours, du fait de cette verbalisation écrite et sans retenue,de beaux jours devant lui.
Ceci n'est ni un mal ni un bien.C'est un fait d'une société qui perd l'une après l'autre ses illusions.

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